
Depuis la création des pôles de compétitivité en 2005, VEGEPOLYS VALLEY a labellisé de très nombreux projets. Le pôle en accompagne en moyenne 70 à 100 par an, ce qui représente près de 1 400 projets pour un investissement potentiel de 4 milliards d’€. Près de la moitié d’entre eux ont d’ores et déjà obtenu un financement. Retrouvez ci-dessous une sélection de projets représentatifs des axes d’innovation du pôle et des financements possibles.

UMR 1345 - INSTITUT DE RECHERCHE EN HORTICULTURE ET SEMENCES - IRHS, USC LABORATOIRE D'ECOLOGIE DES HYDROSYSTÈMES NATURELS ET ANTHROPISÉS
Actuellement, une grande quantité de l'azote ajouté aux agroécosystèmes se retrouve dans l'atmosphère et dans les écosystèmes
terrestres et aquatiques, ce qui rend le cycle de l'azote incontrôlable et entraîne divers problèmes, tels que l'eutrophisation et
l'augmentation des émissions d'oxyde nitreux. Dans ce contexte, sous l'impulsion de la Commission européenne (CE, 2022) et
avec la promotion de solutions basées sur la nature, de nouvelles stratégies pour une gestion plus durable de l'azote dans le sol
(rétention de l'azote dans les écosystèmes) sont explorées. Dans le cadre du projet Plant-MaNA, nous proposons une approche
originale pour la micro-gestion du cycle de l'azote, en utilisant le contrôle du microbiome par les plantes. Cette approche sera
évaluée sur une centaine d'espèces végétales (céréales, horticulture, floriculture, alimentation animale, sylviculture, oléagineuses
et biocarburants) couvrant une diversité d'agroécosystèmes productifs. En rupture avec les stratégies basées sur les inoculants
microbiens, ce projet propose d'utiliser la plante comme moteur de cette gestion en utilisant la stratégie d'inhibition biologique de
la dénitrification (BDI) de la plante lui permettant de détourner le nitrate de la voie microbienne du sol en inhibant l’activité
dénitrifiante.
Pour développer cette nouvelle solution pour la micro-gestion de l'azote dans les agroécosystèmes, le projet Plant-MaNA a deux
objectifs principaux (1) explorer la biodiversité végétale et la stratégie d'inhibition biologique de la dénitrification (BDI) comme une
nouvelle approche pour une nutrition durable des plantes en azote, (2) fournir aux gestionnaires et aux acteurs une nouvelle façon
de repenser les écosystèmes productifs (en particulier les écosystèmes de plantes cultivées) sur la base scientifique de
l'agroécologie et de solutions fondées sur la nature pour sélectionner des génotypes de plantes capables de contrôler et de gérer
les microorganismes impliqués dans le cycle de l'azote dans les sols. Notre projet vise donc à répondre aux questions suivantes :
Comment la production de procyanidines racinaires (molécules inhibitrices de la dénitrification produites par les plantes) est-elle
distribuée au sein des plantes à fleurs ? La production de procyanidines racinaires conduit-elle toujours à un impact sur le microbiote
du sol et à une stratégie BDI, en particulier chez les plantes cultivées ? La stratégie BDI est-elle efficace pour la micro-gestion du
cycle de l'azote à travers des multiples génotypes de plantes et des conditions de production au champ ?
Le projet Plant-MaNA générera de nouvelles connaissances fondamentales et appliquées sur l'émergence et le développement
d'une stratégie végétale innovante pour la gestion du cycle de l'azote dans les agroécosystèmes, sur la base de nouvelles
connaissances sur : 1) la production de procyanidines racinaires chez les plantes à fleurs ; 2) les liens entre procyanidines
racinaires, la stratégie BDI et gains de fitness pour les plantes et 3) l'efficacité de la stratégie BDI pour la micro-gestion de l'azote
à travers divers génotypes de plantes et d’agroécosystèmes productifs pertinents.